Le Pays Foyen est en train de devenir le symbole de l’abandon des territoires ruraux.
En quelques jours, les mauvaises nouvelles se sont enchaînées : disparition du docteur Jean-Jacques Lamothe, fermeture du cabinet médical de Pineuilh, départ en retraite du docteur Liliane Lambert, réduction de l’activité du docteur Henri Garra et départ du docteur Jérôme Giron vers Saint-Méard.
Dans le même temps, les urgences du Centre Hospitalier de Sainte-Foy-la-Grande fermeront pendant au moins deux mois faute de médecins. Plus révoltant encore, le service de soins palliatifs de Libourne, inauguré il y a seulement un an, est lui aussi contraint de fermer pour les mêmes raisons.
Combien de temps les Français devront-ils encore accepter cette lente agonie de leur système de santé ?
Depuis des années, les gouvernements successifs multiplient les réformes administratives pendant que les médecins disparaissent, que les urgences ferment et que les patients parcourent des dizaines de kilomètres pour espérer être soignés.
Pendant que nos hôpitaux manquent de médecins, d’infirmiers, d’aides-soignants et de lits, la bureaucratie continue de prospérer. Pour le Rassemblement National, il est temps de revoir en profondeur cette organisation. Les moyens aujourd’hui consacrés aux structures administratives, notamment aux Agences Régionales de Santé, doivent être réorientés vers ce qui compte vraiment : recruter des soignants, rouvrir des lits, maintenir les services d’urgence et garantir une médecine de proximité.
L’argent public doit d’abord servir à soigner les Français.
Je veux saluer l’engagement exceptionnel des médecins, infirmiers, aides-soignants et de l’ensemble des personnels hospitaliers qui continuent d’assurer leur mission avec un professionnalisme admirable malgré des conditions devenues intenables. Ils tiennent notre système de santé à bout de bras pendant que l’État les abandonne.
Les habitants du Pays Foyen ne demandent pas des promesses. Ils demandent simplement de pouvoir consulter un médecin, accéder à des urgences ouvertes et être soignés dignement près de chez eux.
En tant que conseillère régionale et conseillère municipale, je continuerai à porter ce combat avec détermination. Parce que la santé n’est pas un luxe réservé aux grandes métropoles. C’est un droit fondamental que l’État doit garantir à tous les Français, où qu’ils vivent.
CP_sandrine_chadourne_26_juin_2026
